21/06/2015

[ VOYAGE VOYAGE ] QUE SO'PA EN PANAMA | PART 1/2

Texte par Basile H. | Photos par Jeremy Landrein, Mick Merrien, Basile H.

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En vérité on (Jerem Landrein, Fred Quemener, et moi-même) était partis au Panama dans l’espoir de voir l’animal ultime, le roi de la jungle, le Jeannie Longo de la sieste, la Rolls Royce de la glande : le paresseux. 
On a dû se contenter de la faune locale qui désormais se résume à des surfeurs type cheveux-longs-collier-à-perles-autour-du-cou-GoPro-sur-la-tête-quad-de-location-sous-les-fesses, se rassemblant en général autour du magasin « Raggaeland », dans le centre de Locas Town, unique ville d’Isla Bolón, dont la moitié de la surface est en réalité un aéroport-terraindefoot, l’autre moitié étant quadrillée à l’américaine, 3 grandes rues parallèles entrecoupées par 5 ou 6 rues perpendiculaires plus petites.
Ainsi l’île est découpée en deux parties, séparées par un bras de terre. La partie sud, urbaine, avec Locas Town et son aéroport, et au nord, la jungle et le littoral sauvage : notre destination.

En 2/3 jours on a compris plusieurs trucs : la vie coûte très cher (plus cher qu'en France), niveau météo on se croirait à Brest version tropical, et les vagues sont vraiment incroyables.

Une chose surprenante sur cet archipel est la main mise de la population d’origine étrangère sur 90% des commerces. Chinois, Américains... se partagent ainsi les supermarchés, les hôtels, les restaurants, les commerces en tout genre, et agences de voyages… Tout est tourné vers le tourisme depuis une quinzaine d’années. 
Le comble étant que même en se trouvant sur une île, acheter du poisson frais est quasi impossible, où sont donc passé ces branches économiques traditionnelles ? Quelques coiffeurs, producteurs d’huile de coco, vendeurs de fruits et légumes et encore, ici tout, absolument tout est importé, rien n’est produit sur place. On y trouve bien quelques bananes mais c’est tout.
Les surfaces exploitables pour d’éventuelles cultures sont finalement vendues à de futurs propriétaires de complexes hôteliers, qui malgré que chaque année les eaux grignotent plusieurs mètres de rivage, bâtissent toujours plus près de la mer à coups de mètres cube de béton. Des investissements qui d’ici 15 ans seront voués à se faire emporter par les flots.


Heureusement les Panaméens eux, la tête sur les épaules, font les choses logiquement, on trouve ainsi le vendeur de bois à côté du vendeur de clous.


Notre baraque étant située à la sortie de la ville, et non juste à côté du spot, on doit donc prendre une option pour aller surfer. Jerem et Fred choisissent le taxi. Je prends le bike. Malgré la présence d'un grand nombre de loueurs de cycles, on s’y balade difficilement en vélo dès lors qu’on sort de la ville. Les routes goudronnées sont vallonnées, les chemins en mauvais état (la pluie fréquente, la montée des eaux et les passages abondant de taxis ne leur font pas du bien), et les trajets assez longs, l’île faisant environ 20km de longueur. 

Qu’à cela ne tienne, déterminé à me remettre en forme et à la recherche permanente de tranquillité je partais tous les matins seul en vélo surfer, sentir l’air tiède sur mes yeux encore collés, le lever du soleil me réchauffant le dos. 40 minutes à pédaler, crever, dérailler, au gré des palmiers, au rythme des singes hurleurs. L’occasion pour moi de repenser à tout, ma vie, mes amours, mes erreurs. S’assoir quelques minutes et regarder la mer translucide au teintes bleu écarlate déferlant aux premières lueurs sur les récifs coralliens, prendre conscience d’où l’on se trouve, tout oublier un instant, puis remonter en selle pour les derniers kilomètres et croiser les doigts pour la bonne orientation du vent sur le spot.
Le point d’arrivée étant la cabane de la famille de Luis (un jeune Panaméen du coin), les pieds dans l’eau en face du spot, qu’une partie de l’équipe (Chinook, Mick Merrien, Yo Meulet, Fred Couderc…) lui loue pour une bouchée de pain (1$ la nuit/personne) depuis plusieurs semaines. Pas d’électricité et uniquement l’eau de pluie et une bouteille de gaz pour cuisiner. Pas toujours facile comme quotidien, mais les gars s’en contentent sans trop de soucis. Ça se nourrit d'iguanes OKLM.

Découvrir Playa Tuff la première fois avec de bonnes conditions c’est la garantie de laisser tomber sa mâchoire dans le sable : plage sauvage, des peaks tous les 100m, puissant, creux, parfait. Et personne à l’eau. PERSONNE. À. L'EAU. La houle étant assez conséquente durant notre première semaine de trip, les surfeurs restaient se battre sur les reefs plus au sud, pour notre plus grand bonheur.

Ainsi on y surfera quasiment tous les jours de 80 cm à 2 m bien tassé, plus ou moins parfait, mais toujours F.U.N.

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Afin de préserver un peu le spot, qui commence déjà à être bien connu, tous les noms propres apparaissant dans ce "récit" sont inventés.




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Jerem



Pendant qu'on surf, les locaux font un foot















Fred Quemener



Fred Quemener



Chat hippie






Fred Quemener



Fred Quem face à un champs de lianes









Basile






Jonkette






















































À suivre...



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Texte par Basile H. | Photos par Jeremy Landrein, Mick Merrien, Basile H.

11/11/2014

[ REPORT ] FORWARD BOOGIE CONTEST


Texte par Basile H. (Forward) | Merci aux photographes ayant contribué à cet article | Merci aux partenaires : Watt, Sushift, Phenüm, Dezert Point, Slab. | Merci aux riders venus nombreux | Merci aux potes qui nous ont aidé.

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Report du Forward Boogie Contest qui s'est déroulé le dimanche 9 novembre sur la plage du Kérou à Clohars Carnoët (29).


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6h00 du matin : 2°C. Mhh, 2°C. DEUX. DEGRÉS. Je ne sais même si je dois mettre un « s » à « degré » tellement ça fait pas beaucoup de degrés. Bon, certes il fait froid, mais ça indique une chose, une BONNE chose, c’est qu’avec cette température, le vent est forcément passé Nord (donc offshore) pendant la nuit. Et vu comment ça a soufflé la veille on ne peut qu’espérer que la houle soit encore là aujourd’hui.

7h00 du matin :  Après un bref passage à la boulangerie pour choper des munitions, on arrive au Kérou, pas un brin de vent. On tente d’éclairer la mer en mettant les pleins phares sans trop de succès (arrêtez de vous moquer, je suis sûr que vous avez déjà tous essayé, même en scooter), on y devine tout de même quelques vagues. Pas trop le temps de rêver, faut qu’on installe rapidement le lieu de compétition avant l’arrivée des premiers compétiteurs, histoire de faire un peu professionnel. On prend les choses en main, on découvre agréablement que la mairie de Clohars Carnoët (qui nous prêtait du matériel) nous a bien laissé des barnums, mais en nous filant uniquement la structure, pas les bâches. On est en novembre : de la pluie est normalement prévue ce midi. On est des braves Bretons, ça nous fait pas peur, on a plus d’un ciré dans notre besace.

8h00 du matin : Les potes, cuités de la veille mais « frais » et dispos sont arrivés un peu plus tôt pour nous aider et boire un café, c’est cool. Le soleil se lève, les compétiteurs arrivent à l’heure, les conditions de surf sont franchement exceptionnelles pour ici, 1m20 offshore, de bonnes gauches et droites, ça fait bien 6 mois qu’on avait pas eu ça au Kérou. Tout se passe bien, c’est louche. 



Plan d'eau au lancement de la compétition



08h30 : Pas peu fiers d’avoir un groupe électrogène (donc de l'électricité), on lance la musique !

09h00 : « Merde je viens de me lever là, c’est pas trop tard pour que j’arrive ?! » : Théo Priol au téléphone en direct de Brest. Semi priolite donc. Il a de la chance, sa série est dans 1h15, on lui dit de se grouiller. Quelques absents tout de même ce matin, d’autres pas prévus sont là, on arrive donc à combler les trous comme on peut. On est au maximum au niveau des compétiteurs. 24 en prone, 12 en Drop Knee, on est super contents. On lance la première série à l’eau avec 15/20 minutes de retard, pas si mal.

9h10 : Boum, ça commence, 10/10 de Victor Le Goff aka Justin (prononcez à l’américaine), 17 ans, le home kid. Magnifique barrel en gauche, suivi de 2 très beaux rollos, gros claim sur la plage, la journée commence vénère. Il finira premier de sa série avec un total de 17.


le 10/10 de Victor Le Goff









09h30
 : Au bout d'une heure, le groupe électrogène rend l’âme.

10h00 : Arrivée de Théo Priol. 10 minutes avant sa série.

10h50 : On arrive à refaire marcher le groupe électrogène, la musique repart, hourra !

10h52 : Le groupe électrogène rend l’âme de nouveau.

12h15 : Fin de la matinée, marée basse. Toutes les séries (prone et Dk) ont été lancées ce matin, de belles conditions, le vent est toujours offshore. La marée basse créant une marche sur chaque vague, les deux dernières séries en Dk sont un peu difficiles, mais les mecs ont du niveau et arrivent sur quelques vagues à créer le spectacle. Petite pause de 45 minutes le temps que la marée remonte un peu. L’heure du sandwich avec un classique combo 10/10 : pain beurre jambon fromage. Hossegor Sandwich peut aller se rhabiller. Cyril Lignac aussi.
















12h45
 : On lance les phases finales. Sans déconner il fait vraiment trop beau, je me mets en tee-shirt.

13h30 : Il pleut.

13h32 : Mac Giver version bâche de jardin pour tenir les juges hors de l’eau.


Notre magnifique tente juges


14h00 : Il fait trop beau je me remets en tee-shirt.

14h30 : Il pleut. Ah ça y est un petit vent onshore se lève, rien de trop grave, les conditions sont toujours cools. Les mecs se défoncent bien à l’eau. Tout le monde à l’air content sur la plage, ça fait plaisir, je fais connaissance avec pas mal de riders que je n’avais jamais rencontrés, c’est aussi ça les contests.






Plan d'eau en début d'après midi




14h45min04sec
 : Triple reverse (1080° bodyboarding) de François Desard. Bonjour les 90’s !

14h45min12sec : Rollo en toute fin de vague de François Desart qui ne connait pas encore bien la plage du Kérou = bonjour les gros cailloux !




16h00 : Fin de la finale Dk, surement le meilleur moment de la journée, superbe spectacle, les conditions sont tops pour eux. 1m/1m20, avec d’assez longue droites et gauches et de bonnes sections à manoeuvre. Antho Le Nair et François Desart sont au dessus, 2 styles différents, mais ils impressionnent tout le monde. On ne saura pas qui sera le vainqueur jusqu’à la remise de prix.











16h45 : Fin de la finale prone, et donc fin du contest ! Des conditions plus difficiles pour cette finale prone, la marée est à la fois trop basse pour profiter du banc de sable en shorebreak, et trop haute pour avoir les bols de marée basse, certains s’en sortent mieux que d’autres. On n’annonce pas les résultats. Tout le monde met la main à la pâte pour ranger et cleaner la plage, c’est fait en 15min, ce qui nous permet de respirer un peu et d'aller se mettre quelques vagues avant la remise des prix.











Le shorebreak du kérou se mettant en place 1h avant la nuit

18h30 : Tout le monde est au bar le MHK pour l’annonce des résultats et la remise des prix (= boire de la bière). Et personne n’est en retard !

18h35 : Arrivée de Théo Priol.

18h36 : Damnnn, faut que y en ait un qui parle au public, et ça tombe sur moi. J’ai pas fait ça depuis mon oral de BTS, j’avais eu 8/20. Je répète « du coup » environ 7 fois en 4 phrases. Je dois revoir ma technique oratoire. J’suis nul.

18h38 : Blague qui tombe à l’eau.

19h00 : Fin de la remise des prix, tous les riders sur les podiums sont gâtés, maxi best of bonnet/casquette/bonnet pour Antho Le Nair. Les mamans font des photos de leurs enfants. Jerem regarde voir si il y a pas des mères célibataires, sait on jamais.

Podium prone Open:
1 - Julien Le Séhan (13,5)
2 - François Desart (12,5)
3 - Yann Salaun (12)
4 - Brendon Guillou (11,5)



Julien, François, Brandon, et Yann


Podium Drop Knee:
1 - François Desart (16,5)
2 - Anthony Le Nair (16)
3 - Mikael Baccon (14)
4 - Claudio Loaec (11)



François, Antho, Mik, et Claudio


Podium prone Junior :
1 - Victor Le Goff 
2 - Leo Jourdain Desprez
3 - Baptiste Le Rouzin


Victor, Léo et Baptiste.

19h10 : Je tombe sur les jeunes du podium -18 ans et leurs parents sur la terrasse du bar. Je prends 5 minutes pour leur parler, ils sont encore très jeunes, genre 12/13 ans, mais c’est maintenant qu’il faut les motiver et les guider, pour que le boogie continue à exister et dans le bon sens du terme. Leur inculquer quelques valeurs dans leur consommation autour du boogie, avec quel matériel s’équiper et où l’acheter. Et c’est d’ailleurs ce qu’on a toujours voulu faire avec Forward. Nos partenaires pour le contest n’étant pas juste des noms sur une affiche, mais bel et bien des initiatives que l’on défend de tout cœur. Big up à Fred Quemener , Théo Caget, Ific de Orestis, Stéphane Boully et Jérémie Barlog, vous faites du sacré taf. Rien à voir mais j’en place une également à Chinook Richard et Erwan Genre qui se sont faits chefs juges toute la journée !

19h30 :  Chez moi, face à un gratin dauphinois, ENFIN. Merci à tous, putain, c’était trop bien.

Photo d'un gratin dauphinois



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Texte par Basile H. (Forward) | Merci aux photographes ayant contribué à cet article | Merci aux partenaires : Watt, Sushift, Phenüm, Dezert Point, Slab. | Merci aux riders venus nombreux | Merci aux potes qui nous ont aidé.




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