11/11/2014

[ REPORT ] FORWARD BOOGIE CONTEST


Texte par Basile Hemidy (Forward) | Merci aux photographes ayant contribué à cet article | Merci aux partenaires : Watt, Sushift, Phenüm, Dezert Point, Slab. | Merci aux riders venus nombreux | Merci aux potes qui nous ont aidé.

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Report du Forward Boogie Contest qui s'est déroulé le dimanche 9 novembre sur la plage du Kérou à Clohars Carnoët (29).


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6h00 du matin : 2°C. Mhh, 2°C. DEUX. DEGRÉS. Je ne sais même si je dois mettre un « s » à « degré » tellement ça fait pas beaucoup de degrés. Bon, certes il fait froid, mais ça indique une chose, une BONNE chose, c’est qu’avec cette température, le vent est forcément passé Nord (donc offshore) pendant la nuit. Et vu comment ça a soufflé la veille on ne peut qu’espérer que la houle soit encore là aujourd’hui.

7h00 du matin :  Après un bref passage à la boulangerie pour choper des munitions, on arrive au Kérou, pas un brin de vent. On tente d’éclairer la mer en mettant les pleins phares sans trop de succès (arrêtez de vous moquer, je suis sûr que vous avez déjà tous essayé, même en scooter), on y devine tout de même quelques vagues. Pas trop le temps de rêver, faut qu’on installe rapidement le lieu de compétition avant l’arrivée des premiers compétiteurs, histoire de faire un peu professionnel. On prend les choses en main, on découvre agréablement que la mairie de Clohars Carnoët (qui nous prêtait du matériel) nous a bien laissé des barnums, mais en nous filant uniquement la structure, pas les bâches. On est en novembre : de la pluie est normalement prévue ce midi. On est des braves Bretons, ça nous fait pas peur, on a plus d’un ciré dans notre besace.

8h00 du matin : Les potes, cuités de la veille mais « frais » et dispos sont arrivés un peu plus tôt pour nous aider et boire un café, c’est cool. Le soleil se lève, les compétiteurs arrivent à l’heure, les conditions de surf sont franchement exceptionnelles pour ici, 1m20 offshore, de bonnes gauches et droites, ça fait bien 6 mois qu’on avait pas eu ça au Kérou. Tout se passe bien, c’est louche. 



Plan d'eau au lancement de la compétition



08h30 : Pas peu fiers d’avoir un groupe électrogène (donc de l'électricité), on lance la musique !

09h00 : « Merde je viens de me lever là, c’est pas trop tard pour que j’arrive ?! » : Théo Priol au téléphone en direct de Brest. Semi priolite donc. Il a de la chance, sa série est dans 1h15, on lui dit de se grouiller. Quelques absents tout de même ce matin, d’autres pas prévus sont là, on arrive donc à combler les trous comme on peut. On est au maximum au niveau des compétiteurs. 24 en prone, 12 en Drop Knee, on est super contents. On lance la première série à l’eau avec 15/20 minutes de retard, pas si mal.

9h10 : Boum, ça commence, 10/10 de Victor Le Goff aka Justin (prononcez à l’américaine), 17 ans, le home kid. Magnifique barrel en gauche, suivi de 2 très beaux rollos, gros claim sur la plage, la journée commence vénère. Il finira premier de sa série avec un total de 17.


le 10/10 de Victor Le Goff









09h30
 : Au bout d'une heure, le groupe électrogène rend l’âme.

10h00 : Arrivée de Théo Priol. 10 minutes avant sa série.

10h50 : On arrive à refaire marcher le groupe électrogène, la musique repart, hourra !

10h52 : Le groupe électrogène rend l’âme de nouveau.

12h15 : Fin de la matinée, marée basse. Toutes les séries (prone et Dk) ont été lancées ce matin, de belles conditions, le vent est toujours offshore. La marée basse créant une marche sur chaque vague, les deux dernières séries en Dk sont un peu difficiles, mais les mecs ont du niveau et arrivent sur quelques vagues à créer le spectacle. Petite pause de 45 minutes le temps que la marée remonte un peu. L’heure du sandwich avec un classique combo 10/10 : pain beurre jambon fromage. Hossegor Sandwich peut aller se rhabiller. Cyril Lignac aussi.
















12h45
 : On lance les phases finales. Sans déconner il fait vraiment trop beau, je me mets en tee-shirt.

13h30 : Il pleut.

13h32 : Mac Giver version bâche de jardin pour tenir les juges hors de l’eau.


Notre magnifique tente juges


14h00 : Il fait trop beau je me remets en tee-shirt.

14h30 : Il pleut. Ah ça y est un petit vent onshore se lève, rien de trop grave, les conditions sont toujours cools. Les mecs se défoncent bien à l’eau. Tout le monde à l’air content sur la plage, ça fait plaisir, je fais connaissance avec pas mal de riders que je n’avais jamais rencontrés, c’est aussi ça les contests.






Plan d'eau en début d'après midi




14h45min04sec
 : Triple reverse (1080° bodyboarding) de François Desard. Bonjour les 90’s !

14h45min12sec : Rollo en toute fin de vague de François Desart qui ne connait pas encore bien la plage du Kérou = bonjour les gros cailloux !




16h00 : Fin de la finale Dk, surement le meilleur moment de la journée, superbe spectacle, les conditions sont tops pour eux. 1m/1m20, avec d’assez longue droites et gauches et de bonnes sections à manoeuvre. Antho Le Nair et François Desart sont au dessus, 2 styles différents, mais ils impressionnent tout le monde. On ne saura pas qui sera le vainqueur jusqu’à la remise de prix.











16h45 : Fin de la finale prone, et donc fin du contest ! Des conditions plus difficiles pour cette finale prone, la marée est à la fois trop basse pour profiter du banc de sable en shorebreak, et trop haute pour avoir les bols de marée basse, certains s’en sortent mieux que d’autres. On n’annonce pas les résultats. Tout le monde met la main à la pâte pour ranger et cleaner la plage, c’est fait en 15min, ce qui nous permet de respirer un peu et d'aller se mettre quelques vagues avant la remise des prix.











Le shorebreak du kérou se mettant en place 1h avant la nuit

18h30 : Tout le monde est au bar le MHK pour l’annonce des résultats et la remise des prix (= boire de la bière). Et personne n’est en retard !

18h35 : Arrivée de Théo Priol.

18h36 : Damnnn, faut que y en ait un qui parle au public, et ça tombe sur moi. J’ai pas fait ça depuis mon oral de BTS, j’avais eu 8/20. Je répète « du coup » environ 7 fois en 4 phrases. Je dois revoir ma technique oratoire. J’suis nul.

18h38 : Blague qui tombe à l’eau.

19h00 : Fin de la remise des prix, tous les riders sur les podiums sont gâtés, maxi best of bonnet/casquette/bonnet pour Antho Le Nair. Les mamans font des photos de leurs enfants. Jerem regarde voir si il y a pas des mères célibataires, sait on jamais.

Podium prone Open:
1 - Julien Le Séhan (13,5)
2 - François Desart (12,5)
3 - Yann Salaun (12)
4 - Brendon Guillou (11,5)



Julien, François, Brandon, et Yann


Podium Drop Knee:
1 - François Desart (16,5)
2 - Anthony Le Nair (16)
3 - Mikael Baccon (14)
4 - Claudio Loaec (11)



François, Antho, Mik, et Claudio


Podium prone Junior :
1 - Victor Le Goff 
2 - Leo Jourdain Desprez
3 - Baptiste Le Rouzin


Victor, Léo et Baptiste.

19h10 : Je tombe sur les jeunes du podium -18 ans et leurs parents sur la terrasse du bar. Je prends 5 minutes pour leur parler, ils sont encore très jeunes, genre 12/13 ans, mais c’est maintenant qu’il faut les motiver et les guider, pour que le boogie continue à exister et dans le bon sens du terme. Leur inculquer quelques valeurs dans leur consommation autour du boogie, avec quel matériel s’équiper et où l’acheter. Et c’est d’ailleurs ce qu’on a toujours voulu faire avec Forward. Nos partenaires pour le contest n’étant pas juste des noms sur une affiche, mais bel et bien des initiatives que l’on défend de tout cœur. Big up à Fred Quemener , Théo Caget, Ific de Orestis, Stéphane Boully et Jérémie Barlog, vous faites du sacré taf. Rien à voir mais j’en place une également à Chinook Richard et Erwan Genre qui se sont faits chefs juges toute la journée !

19h30 :  Chez moi, face à un gratin dauphinois, ENFIN. Merci à tous, putain, c’était trop bien.

Photo d'un gratin dauphinois



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Texte par Basile Hemidy (Forward) | Merci aux photographes ayant contribué à cet article | Merci aux partenaires : Watt, Sushift, Phenüm, Dezert Point, Slab. | Merci aux riders venus nombreux | Merci aux potes qui nous ont aidé.




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30/07/2014

PLEURE PAS MICHEL

Texte par Basile Hemidy (Forward) | Merci aux photographes ayant contribué à cet article.


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29 juillet : Je me noie littéralement dans ma transpiration. 

Malgré mes 65 petits kilos, ma vie est un enfer dès que la température dépasse 20°C, et aujourd'hui il en fait 30 bien tassés. 
18h00 : le ciel se charge, le vent se lève, et badaboum l'orage se décide enfin à éclater. 
Il pleut sa mère et en bon Breton nostalgique du pays, je suis heureux. Et puis ça fait du bien aux plants de tomates.

Sérieusement qui peut bien attendre l'été avec impatience ? 
Les Espagnols parlent encore plus fort, les Néerlandais mettent toujours plus de mayo dans leurs cornets de frites, les babos font du tamtam dans la rue et jouent de la guitare TOUS les soirs sur la plage pendant 3 mois, et ta vie tourne désormais autour de l'unique question : "Où est passé ce putain de tube de Biafine ?"


Certes manger des saucisses grillées et boire de la bière (chaude) à longueur de journée pourrait faire de toi un homme heureux et comblé. Mais non.

Car voilà qu'en plus de t'être fait péter la gueule par un idiot de rugbyman aux fêtes de Bayonne parce que tu trouvais ça malin de lui piquer sa bouteille de Jacqueline, depuis plusieurs dizaines de jours la mer est chiante et plate comme ta petite sœur de 8 ans. 
Pas un(e) ride, et des sessions qui se comptent sur les doigts d'un manchot. 

La queue entre les jambes et l’œil au beurre noir, tu n'as alors plus qu'à te morfonde devant ces quelques souvenirs d'un hiver/printemps bien rempli que l'on t'offre, et à attendre bien patiemment les premières houles d'automne. 



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Texte par Basile Hemidy (Forward) | Merci aux photographes ayant contribué à cet article.




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